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jueves, 16 de enero de 2025

La regard vertical (Fr)

Cachée, derrière un voile nuageux dense et errant, tu te dévoiles furtivement, de manière intermittente, en une nuit où les préoccupations terrestres consument les heures ; ignorée et presque accessoire face aux lumières de la ville ; peut-être es-tu une pâle pièce payée par toutes les solitudes. Pourtant, à celui qui, obstinément, parvient à te trouver, tu offres ta compagnie, peut-être fatiguée déjà d’éclairer, Lune.

À peine au niveau de la mer, dans la plaine côtière de Lima, la plénitude estivale de cet endroit ne favorise pas ta présence constante. Et, même lorsque, pendant quelques minutes, tu deviens la seule lumière véritable du ciel nocturne, la plupart des gens ici passent leur samedi soir en exigeant des heures qu’elles leur rendent chaque minute vécue. Il y a des coins où se lisent sur des visages l’impatience de l’aube, cherchant la joie de la nuit dans des bouteilles d’alcool, des enfants dépensant leurs dernières forces à jouer sous la gloriette d’un parc, tandis qu’une personne, réfléchissant en silence, balance doucement le temps sur une balançoire en bois ; des gens qui passent, qui viennent, qui poursuivent le rythme de la nuit fraîche, en route vers chez eux ou vers une maison quelconque de ce lieu, leurs regards horizontaux fixés sur la lumière des réverbères.

Dans cet endroit, de fine herbe et de bancs de ciment, mon regard s’égare vers le ciel. Il vient, inlassablement, te chercher, minutes après minutes, jour après jour, avec l’espoir de te contempler, sachant qu’avant la fin de l’année, tu te retireras, une de ces nuits.

Je ne discute plus la tendresse que je vois dans les amours. Je ne m’en réjouis ni ne m’en plains en les observant. Mais je suis impressionné, oui, par la beauté des couples âgés qui ont su ajouter le temps à l’expression de leur amour, si différente de la flamme romantique des baisers nés pour être intensément éphémères.

Je me demande, cherchant à travers l’obscurité profonde du ciel, si mes yeux méritent ta compagnie, si, dans ce passage nocturne, là, derrière les nuages, lumineusement solitaire, tu as décrété que tu ne mérites pas d’être regardée. Je te cherche, avec une constance presque amoureuse, et, pouvant enfin te voir, lumineuse et pleine, ayant gravi plus haut que les nuages, mes yeux t’écrivent cette patience romantique qui n’a cessé jusqu’à te trouver, pour que mes mots puissent enfin décrire ta présence affectueuse, ta compagnie tant attendue.

Je me demande.
Mes yeux méritent-ils ta compagnie ?
Mérites-tu mon regard ?
Je te cherche.
Mes yeux t’écrivent ma patience…
Mes mots décrivent ta présence… 
































Finalment écrasé... XD