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miércoles, 5 de febrero de 2025

Tous les feux, le feu (Fr)

«Le feu, s'il n'est pas maîtrisé, dévore ; s'il est dompté, il réchauffe. Celui qui brûle les forêts et cuit le pain, celui qui illumine les nuits et réduit tout en cendres. Telle est la tristesse : un incendie qui ravage ou une flamme qui tempère.»


Je flânais du regard sur tout ce qui apparaissait sur ce réseau social—texte après texte, image après image—percevant la sensibilité de ceux qui, à travers leurs photographies, cherchent la beauté des couchers de soleil, de ceux qui trouvent compagnie en capturant les phases de la Lune, et méditant sur les mots de ceux dont la journée laissait une interrogation traduite en poésie quotidienne ou en question provocante. Soudain, j'aperçus quelque chose qui ressemblait plus à un appel au secours qu'à un simple écrit né de la contemplation :

« Je me sens tellement déchue, abandonnée et meurtrie jusqu'au bout. Je ne cherche pas la pitié ; j'essaie seulement de donner un sens à la cruauté de celui qui prétendait m'aimer et m'a détruite de cette manière. »

Il arrive que le cœur s'emballe, comme lorsqu'on assiste à une scène violente où la victime laisse couler un sang rouge et épais qui s'infiltre lentement dans la peau, imbibe les vêtements et finit par toucher le sol ; tout ne se passe pas de la même façon pour chacun: certains observent, paralysés, de loin, tandis que d'autres se précipitent pour aider, leur propre cœur battant avec une vive inquiétude. Je n'aurais jamais fait un bon médecin; pourtant, les blessures de l'âme me troublent d'une toute autre manière.

Les mots, défilant sur le petit écran de mon téléphone, m'ont apporté une résonance profonde et funeste—une mélodie que je n'aime pas répéter, mais qui, comprise jusqu'à l'extrémité, me donne force et me pousse en avant. La tristesse laissée par un amour brisé est une langue que nous avons tous parlée un jour, bien que chacun la prononce avec un accent différent. Alors j'écrivis:

« À un moment donné, je crus que la tristesse m'appartenait exclusivement. Et, en observant des couples si épris, je constatai l'injustice de la balance du destin, qui accorde si peu à celui qui donne tant.

Dans les étapes de la vie, la tristesse n'est pas la seule émotion, mais l'une d'entre elles — celle qui affine et incite, qui redresse et édifie ; ainsi, la larme qui, par son sel, fend la joue sans défense est la même qui clarifie le regard, nous permettant de distinguer, au-delà du corps et de l'âme, celui qui est destiné à nous accompagner. »


Pour celui dont l'âme se sent perdue, saignant de sa blessure, lors d'une nuit interminable et face à un lit ennemi…

Pour celui qui n’a pu cesser de marcher, pour celui à qui, sans qu'on le lui demande, l'éclat d'une larme apporte l'instant où la volonté se brise.

Sache que c’est ainsi, sache que c’est le cas pour tous.

Il y a ceux qui, tel un enfant ne comprenant pas le fonctionnement d'un jouet, démontent maladroitement l'amour qui leur est offert.

Et il y en a d'autres qui, habilement, allument la flamme de l'amour, sans jamais vraiment penser à en tirer le plein profit.

Que la malveillance, l'irresponsabilité ou le doute… n'ont pas de genre, que le temps déshabille même les grands mensonges, que tous ne sont pas prêts à comprendre ou à donner de l'amour.

Mais qu'au tournant de la rue, une fois la fumée dissipée, le message reformulé, l'image à nouveau peinte de vitalité, le regard rendu plus clair et désormais orné d'un sourire… il y a un bon vent, si tu sais où se trouve ton nord.

Sache que tu n'es pas seul(e), que nous avons presque tous été là : « ressentant que la fin n'est qu'une étape du parcours.»

Que la tristesse demeure toujours la même, même si, pour la même bataille, il existe des chemins différents.

Que le feu qui te consume aujourd'hui te réchauffera demain.

Sache que je suis avec toi.

Et qu'avec elle, celle qui fait pleurer, j'ai créé ceci. Et toi ?

 



«Tous les feux, le feu. Toutes les tristesses, la tristesse.»